Je n'imagine pas un Noël sans clémentines...  ni sans dattes, figues sèches...

Article dédié à ma fille, qui doit avoir de la clémentine dans ses gènes.

 

La clémentine

La clémentine doit son nom au Frère Clément (Vital Rodier, 1839-1904) de la Congrégation du Saint Esprit , qui était chef de culture de l'orphelinat de Misserghin (près d'Oran, en Algérie).
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La famille de mon père a vécu à Misserghin à cette époque. Peut-être même mes grands parents paternels s'y sont-ils connus ? 
Mon père cultivait les clémentines dans la ferme familiale, et le parfum des fleurs, le goût des fruits ont parfumé mon enfance. Mon grand-père paternel avait planté les arbres, mon père s'essayait à les greffer.

Je me souviens d'un vieil arbre qui portait à la fois des oranges, des pamplemousses et des citrons: plusieurs greffes avaient pris. J'ai même fait mes versions latines  sous les "clémentiniers", en rêvant des éléphants d'Hannibal sur la route des Alpes, en suçant des tiges de ravenelles, une fleur jaune de la famille des oxalis.
Sous les arbres il y avait parfois des cigognes ...
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En 1892 Louis Charles Trabut  botaniste et médecin français, avec le Frère Clément, aurait croisé volontairement un mandarinier avec un bigaradier. La clémentine a d'abord été considérée comme un hybride entre le mandarinier (Citrus deliciosa T'en.) et une variété de bigaradier à feuille de saule (Citrus salicifolia Raf. 'Granito'). Ce dernier avait été importé d'Espagne comme porte-greffe pour les cultures d'agrumes. Toutefois des études récentes3 menées par la station INRA de San Giuliano  en Corse consacrée à l'agrumiculture, ont montré à partir de l'analyse des chromosomes qu'il s'agissait en réalité d'un hybride entre le mandarinier et l'orange douce (Citrus sinensis). Quoi qu'il en soit, Louis Charles Trabut voulant rendre hommage à l'homme d'Église, décida de le nommer « clémentine » en son honneur.

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La clémentine est quasiment dépourvue de pépins contrairement à la mandarine. C'est un fruit vert à maturité, qui ne devient orange que sous l'effet de la baisse de température hivernale.

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Les premières descriptions du clémentinier sont dues au docteur Louis Charles Trabut (1853-1929) qui les publia en 1902 dans la Revue horticole française no 10 et, en 1926, dans le Bulletin agricole de l'Algérie, Tunisie et Maroc. À noter que le Traité pratique d'agriculture pour le nord de l'Afrique, paru en 1929, ne parle pas de clémentine mais seulement de « mandarine sans pépin ».
Extrait de Wikipedia

 

La clémentine
pierre tombale du Père Clément à Misserghin, crédit photo Wikipédia

pierre tombale du Père Clément à Misserghin, crédit photo Wikipédia

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