La ville

Bien sûr la ville me manque parfois.
C’est fort, pour une urbaniste. Qui a cru en les vertus de la grande distribution, qui a adoré les magasins, les farfouillettes et tout le reste. Plus de grands magasins, d’ongles vernissés (encore que...), de lèche-vitrines boulevard Saint Germain en sortant du bureau.

Ongles terreux, le cheveu en bataille, pour un petit jardin où le cognassier du Japon rouge de ma mère tabasse le pêcher en fleurs rose soutenu, assisté de quelques jonquilles rescapées d’années lointaines.

Mais où donc vivre ailleurs avec des chevaux, des chats, des chiens, des oiseaux, des insectes en tous genres. Des petites grenouilles sont nées dans la mare et les 3 poissons rouge ont survécu à l’hiver. De mes chouchous les hérissons pas encore de nouvelles fraiches, ils ne vivent que la nuit, et la nuit je dors avec le chien et les chats qui n’ont pas encore pris leurs quartiers dehors.
Les chardonnerets sont là depuis quelques jours. Il faudra laisser fleurir les pissenlits et les chardons. Dans le sol les vers de terre ne font pas les mêmes vibrations que le métro dans les maisons.

Dans les musées la nature hante les murs, ici elle hante la vie. Mais je retournerai en ville juste un peu pour ne pas trop la regretter.
C’est presque le printemps et la ville expose les jardins.

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