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Il y a quelque chose qui cloche ?


Il fait beau et je n'ai pas entendu de carillon mais des oiseaux, les tourterelles, un coq au loin...
Quand j'étais enfant, ma mère cachait nos oeufs dans les tulipes avant notre réveil.
Parmi les bulbes, les tortues Gertrude et Pépée avaient pondu leurs oeufs... On attendrait impatiemment la sortie des bébés aux jours chauds.
Pour Pâques, il était de tradition de porter un vêtement neuf: je me souviens d'un tricot bleu marine rayé de vert émeraude, réalisé par une dame qui les faisait avec une machine à tricoter dernier cri. On ignorait le mot "pull", et nos vêtements étaient faits-maison.
On allait aussi après la messe faire le premier pique-nique sur le plateau de Leïla Setti sous les pins. Pâques avait  un goût d'oeuf dur, de poulet froid et de Mouna, une brioche espagnole garnie de cristaux de sucre et parfumée à l'eau d'oranger. Nous rentrions avec des bouquets d'orchidées, des ophrys abeille qui poussaient dans les rochers.

Ophrys apifera (flower)

Plus tard, j'ai à mon tour joué la cloche pour mes enfants, plutôt dans les bacs riviera du balcon, parfois dans les plantes vertes du salon, et récemment encore pour ma grande fille dans les branches d'un jardin retrouvé, sans les cloches qui ne sonnent plus ici.


Pâques, un jour de renouveau et de paix. Puisse-t-il l'être pour tous !
Je vous souhaite de belles Pâques !

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